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Incontro

Venerdì 22 Settembre - ore 9:00
 
Auditorium, largo Toniolo 22

traduzione in lingua italiana

Quale futuro per i partiti politici nei modelli repubblicani francese ed italiano ?

 

Terza giornata di studio organizzata dalla Fondation Charles de Gaulle e dalla Fondazione Magna Carta

Comitato scientifico : Maria Elena Cavallaro, Frédéric Fogacci, Olivier Jacquot, Christine Vodovar

con la partecipazione di:
Philippe ZELLER, Ambasciatore di Francia presso la Santa Sede
Laurent BIGORGNE, Direttore dell’Istituto Montaigne, Parigi
Francesco BONINI, Professore ordinario di Storia delle istituzioni politiche, Rettore della LUMSA
Eugenio CAPOZZI, Professore ordinario di Storia contemporanea, Università Suor Orsola Benincasa, Napoli
Hervé GAYMARD, già ministro, Deputato Les Républicains di Alta-Savoia
Alain LAQUIEZE, Professore ordinario di diritto costituzionale, Università Paris V-Descartes
Gilles LE BEGUEC, Professore emerito di Storia contemporanea, Università Paris X – Nanterre
Arnaud LEROY, già deputato, membro del consiglio di amministrazione di La République en Marche (LREM)
Antonio POLITO, editorialista del Corriere della Sera
Paolo POMBENI, Professore emerito di Storia contemporanea, Università di Bologna, Direttore dell’Istituto Bruno Kessler, Trento.
Gaetano QUAGLIARIELLO, già ministro, Presidente della Fondazione Magna Carta
Arnaud TEYSSIER, Presidente del Consiglio scientifico della Fondation Charles de Gaulle
Luciano VIOLANTE,  già Presidente della Camera dei Deputati, membro del PD

télécharger le programme

En 1997, Pietro Scoppola, dans son ouvrage classique, définissait la République italienne comme "La République des partis". Il renvoyait par là à un élément fondateur commun à la France et à l’Italie, le fait que la reconstruction du système politique à la Libération s’est nourrie d’un consensus commun entre partis (de masse), et a correspondu à une ère de socialisation politique massive par leur biais. En témoignent l’exemple des contre-sociétés communistes, analysées par Marc Lazar, ou le modèle de la Démocratie Chrétienne en Italie. Le consensus partisan est donc l’une des clés du modèle républicain, aussi bien constitutionnelle que politique (le célèbre programme du CNR en France), même si la contrepartie réside bien évidemment dans une monopolisation de la vie publique par ces formations, sous tous ses aspects (sélection et formation de la classe dirigeante, animation du débat politique, et même, dans une forme de dérive, prise en main de certains pans du domaine administratif avec des phénomènes de "bastions" et de recrutements partisans).

Ce compromis mérite d’être réinterrogé. Il souffre, à l’évidence, de la crise de légitimité des formations politiques classiques, laquelle semble s’enclencher à partir du tournant des années 1970, aussi bien en France qu’en Italie. On peut y voir les effets de l’offensive gaullienne, qui privilégie le modèle du "rassemblement" à celui du parti : si la Ve République reconnaît le rôle et la place des partis politiques dans l’expression démocratique (article 7), son système institutionnel conduit en effet à les marginaliser autant que possible. En Italie, à la même période, les partis s’imposent comme le principal verrou du "bipartisme imparfait", tout en abritant en leur sein des courants et des aspirations de plus en plus contradictoires. La montée progressive des partis "hors système" accélère ce processus de crise, qui se traduit par une baisse drastique des effectifs et de la représentativité, mais aussi par la recherche croissante de formes démocratiques alternatives, et par des moments de reconfiguration douloureux (après 1992 en Italie). Le phénomène Cinque Stelle, avec la mise en avant de procédures de démocratie directe systématiques, mais un fonctionnement interne très hiérarchisé et autoritaire, peut apparaître comme le contre-projet partisan par excellence.

Bref, les partis apparaissent de moins en moins "protégés" par le système institutionnel, et peinent à renouveler leurs discours et leurs pratiques : leur crise est aussi une crise de l’appartenance et du militantisme. La période la plus récente semble constituer un aboutissement de ces problématiques, puisque des formes d’expression démocratique nouvelles, alternatives aux partis et visant à se substituer à eux dans certaines de leurs missions essentielles s’imposent peu à peu. La popularisation des primaires, inventées en Italie, et adoptées progressivement en France, renvoie à la difficulté des partis à assurer la sélection de leur personnel politique et à créer un consensus interne produisant l’"obligation politique" chère à Paolo Pombeni. Paradoxalement, les principaux chefs de parti ont moins l’aura de leaders que celle d’hommes d’un consensus minimal, chargés de maintenir, à leur corps défendant, des unités de plus en plus précaires, à coup de synthèses doctrinales complexes et souvent improbables. Or, précisément, l’élaboration doctrinale, tâche par excellence des formations politiques, souffre aussi de cet affaiblissement du sentiment partisan. La multiplication des think tanks et des fondations, l’externalisation de la production doctrinale renvoie soit à l’usure des doctrines politiques classiques qui ont nourri les partis pendant des décennies, soit au contraire au fait que ceux-ci ne constituent plus un cadre de réflexion et de débat adapté, d’où la tentation d’externaliser cette tâche. Mais quelle est alors la légitimité de ces éléments politiques nouveaux, leurs liens avec les formations politiques ?

Afin de proposer une réflexion d’ensemble sur ces questionnements, l’approche comparative franco-italienne est apparu une nouvelle fois pertinente et heuristique. La journée d’étude du 28 septembre prochain, troisième d’un cycle de collaboration entre la Fondation Charles de Gaulle et la Fondation Magna Carta, avec le soutien de l’Ambassade de France près le Saint Siège a pour objectif de proposer une réflexion actualisée sur ces enjeux.

   
 
         
 

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